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Témoignage

 

Article écrit par Marieté, paru dans la revue Reiki Forum
Janvier 2009

J’ai découvert le Reiki en 2006 avec une amie pour différents problèmes. J’ai adoré cette approche de la maladie en parallèle avec l’homéopathie et l’acupuncture. J’ai lu quelques livres qui m’ont passionnée puis j’ai mis ça de côté. Quand maman est tombée malade en 2007 suite à un cancer des os, je suis retournée voir cette amie pour lui demander comment je pourrais la soulager. Elle m’a donné quelques conseils : où poser mes mains, où la masser, comment la calmer et surtout écouter mon cœur ; conseils que j’ai suivis pendant mon séjour en Vendée.

La veille de mon départ, maman m’a pris la main et m’a dit : «Qu’est ce que tes mains vont me manquer !» et non «Qu’est ce que tu vas me manquer !» J’ai aussitôt décidé de m’initier au Reiki.

Début janvier 2008, je passe le 1er degré. C’était devenu une urgence ; je connaissais les positions par cœur, je fais du Taiji et du yoga et je sentais l’énergie. J’ai revu maman fin Mars, je lui ai fait plusieurs traitements, courts parce qu’elle ne supportait aucune position, tant elle souffrait. Elle était plus calme et parfois s’endormait.

J’ai passé le 2ème degré fin avril. Je suis retournée voir maman mi-mai et j’ai décidé de commencer le traitement à distance. Ce n’était pas facile de lui expliquer ; elle en avait assez des chimio, des rayons, de tout ce qu’on lui faisait. Je lui ai dit de visualiser un rayon de lumière qui partait de chez moi à l’est pour arriver 750 km's à l’ouest sur une même trajectoire ; ma chambre donne à l’ouest et la sienne s’ouvre à l’est. Pour moi aussi, c’était une image facile.

Les 1ers jours, j’avais fixé un horaire à 8h mais ça ne lui correspondait pas. Son kiné lui a alors dit: «Laissez vous faire, vous êtes entre de bonnes mains !» On a laissé tomber l’heure fixe et je lui ai envoyé du Reiki tout l’été vers 6h30 du matin. Quand elle voyait la lumière dans sa chambre, elle disait : « C’est Marieté ! » Elle m’a dit souvent qu’ainsi elle pensait à moi chaque matin, que ça lui redonnait du courage, de la force ; et après elle pensait à tous les autres. J’ai fait ce traitement jusqu’à son départ, même si c’était exigeant, n’ayant pas un seul jour de congé l’été. Je lui téléphonais quelques heures plus tard et elle me parlait parfois de ce rendez vous. C’était un moment privilégié entre toutes les 2. Pour moi le plus important (je savais que je ne la guérirais pas) ça a été ce lien tout l’été. Parfois elle m’appelait son «rayon de soleil», (c’est le nom de mon chalet !)

Quand elle a commencé à aller plus mal, elle a dit à papa et à mes frères et sœur qu’elle m’attendait pour partir. Nous en parlions même librement après. «Maman, j’arriverai début septembre, attends moi» Elle me répondait oui.

Je suis partie comme prévu le 2 septembre, dans un état bizarre. Comment vais-je la retrouver ?

Est-ce moi qui vais déclencher son départ, lui fermer les yeux ? Quelle responsabilité ! Et puis devant elle, j’ai assumé. On s’est parlé, on s’est tenu la main des heures, elle a passé un après-midi accrochée à mon cou, je lui envoyais de l’énergie. Chaque jour son état empirait et le médecin m’a dit clairement : «Vous êtes là, elle sait qu’elle peut lâcher».

Je suis repartie le dimanche soir, sachant que je ne la reverrais plus. C’était affreux pour moi. Et puis ce sentiment d’avoir fait ce que je devais faire à ce moment précis.

Le mercredi matin, elle était au plus mal et est tombée dans le coma. Papa et mes frères ont été appelés près d’elle. Au loin c’est difficile, on s’appelait souvent. En début d’après midi je me suis réfugiée dans ma pièce. J’ai parlé à maman, lui disant qu’il fallait qu’elle lâche. En même temps un autre frère, loin lui aussi, lui a envoyé le même message. Une nièce qui fait de la médecine chinoise l’a aussi accompagnée. A 16h un appel de Vendée, c’était fini, elle était délivrée.

Les 3 jours qui ont suivi m’ont énormément marquée. Au funérarium, ce fut un défilé incessant d’amis, famille, voisins. Maman était très appréciée de tous (son frère disait : ma sœur c’est une sainte). Autour de papa, les liens se sont resserrés. Nous discutions autour d’elle, certains priaient, d’autres lui parlaient, pleuraient, riaient parfois. Il ne manquait personne même dans les petits enfants. Cette famille, c’est maman qui l’a construite avec papa bien sûr, mais c’est toujours maman qui invitait, maman qui téléphonait, maman qui écrivait, maman qui recevait, maman qui pensait toujours à chacun.

J’avais demandé un marathon pour elle un mois avant, voyant que son état ne s’améliorait pas et je me sentais démunie, seule. Le marathon a eu lieu une quinzaine de jours après son décès.

Je me suis joint à cette journée ainsi que mon frère qui fait aussi du Reiki. Je ne sais pas quelle importance ça a pour une personne décédée.

J’ai une photo d’elle, dans la pièce où je fais le Reiki, très souriante, telle qu’elle était. Et j’ai le sentiment très fort que maman est heureuse comme elle l’était dans sa vie, qu’elle est près de moi. Je lui parle souvent.

A Noël, papa est venu chez nous, en Haute-Savoie une dizaine de jours. Certains de mes frères et sœur sont venus le rejoindre. C’était de belles retrouvailles ; nous n’étions pas tristes. Je crois que maman nous a transmis sa force, sa joie de vivre et il y en a assez pour tous.

Maman, je suis fière de t’avoir eue comme maman et d’avoir fait tout ce chemin avec toi.

Merci au Reiki pour ce qu’il m’apporte chaque jour.

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